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Une véritable politique de durabilité mise sur une gestion efficace des ressources
Comme l’ont récemment rappelé sept associations environnementales, la Suisse a d’ores et déjà épuisé ses ressources énergétiques indigènes ce 27 avril. Il nous reste désormais de nombreux jours à vivre à crédit, durant lesquels nous dépendons de l’étranger pour faire tourner notre économie.
Cette dépendance extérieure devrait, en théorie, inquiéter le parti à l’origine de cette initiative. Pourtant, la réalité est tout autre : dans le canton de Vaud, par exemple, l’UDC lance un référendum contre la loi sur l’énergie — une loi déjà édulcorée par divers compromis.
Cette contradiction interroge. Investir dans la durabilité ne relève ni d’un slogan ni d’un positionnement opportuniste ou électoral : c’est une nécessité économique. La résilience de notre économie ne repose ni sur l’importation de pétrole, de gaz ou d’uranium, ni sur une dépendance accrue à une main-d’œuvre frontalière, conséquence d’une Suisse plafonnée à 10 millions d’habitants.
Une véritable politique de durabilité suppose au contraire une gestion efficace des ressources : amélioration de l’efficience énergétique des bâtiments, utilisation parcimonieuse de l’eau, renforcement du tri et de la valorisation des déchets. Elle implique également de privilégier la réparation et la transformation plutôt que la surconsommation.
Enfin, l’inaction face au changement climatique constitue un risque majeur. L’intensification des catastrophes naturelles, leurs coûts croissants, ainsi que leurs impacts sur les infrastructures et les activités économiques en sont déjà des manifestations tangibles.
À force de brandir la durabilité sans en assumer les implications concrètes, on ne fait que retarder les transformations nécessaires — au risque d’en payer le prix fort.
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